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Risques et prévention de l'allergie alimentaire |
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Un enfant est considéré à risque d’allergie quand il a au moins un parent du 1er degré (père, mère, sœur ou frère) allergique. Ce risque est de 20% si seulement l'un des parents est allergique, de 43% si les deux parents sont allergiques, et atteint 72% si les deux parents ont les mêmes manifestations d'allergie.
La prévention de l’allergie commence dès la grossesse. Il est prouvé que le bébé peut être sensibilisé avant la naissance à un aliment consommé par sa mère. Les recommandations selon l’ANAES [url=../upload/242e8bb5e032cf6684b458689d02a460.pdf#page=92], sont d'éviter de manger n'importe quel aliment en quantité excessive au cours de votre grossesse, particulièrement les denrées à base de lait de vache, d’arachide, de sésame, ainsi que les fruits secs. Durant la grossesse, il n’est pas recommandé de pratiquer un régime d’éviction dans un but préventif. Cette méthode est controversée et n’a pas fait ses preuves pour diminuer le risque de sensibilisation aux aliments.
L’allaitement a un rôle protecteur contre l’allergie. La majeure partie des études conclut à un impact protecteur de l’allaitement exclusif pendant les 4 premiers mois et il semble qu'on puisse diminuer l'incidence des manifestations atopiques (eczéma, asthme) si les enfants à risque sont nourris uniquement au lait maternel durant les 6 premiers mois de leur vie. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande d’allaiter exclusivement 6 mois au sein.
Le choix d’une alimentation différente ("fait maison") pourrait limiter le risque de sensibilisation. Il est établi que la majorité des réactions allergiques surviennent après une consommation d’aliments préparés complexes (longue liste d’ingrédients variés, additifs alimentaires) et non pas avec l’aliment sous sa forme native. Depuis quelques décennies, la consommation de plus en plus fréquente de ces denrées issues de l’industrie agroalimentaire expose davantage les consommateurs à des allergènes masqués. Ceci pourrait en partie expliquer l’augmentation du nombre d’allergies alimentaires.
Les probiotiques (Bifidobacterium bifidum, Lactobacillus acidohilus) qui influent sur la flore intestinale, pourraient jouer un rôle dans la prévention de l’allergie alimentaire. Ils ont déjà été utilisés pour traiter et prévenir l'intolérance au lactose et les maladies atopiques. On en trouve parfois directement ajoutés dans certaines denrées (yaourts au bifidus) ou sous forme de compléments (en pharmacies ou sur Internet). Attention, selon les marques, certains probiotiques contiennent des additifs allergisants (lait de vache, soja). Leur utilisation est recommandée dès la grossesse et pendant l’allaitement. On peut même en donner directement aux nourrissons (très peu d’effets secondaires rapportés), dilué dans un peu d'eau ou en ouvrant la gélule et en plaçant la poudre directement sur la langue du bébé ou bien sur les mamelons juste avant une tétée.
Documentation
© 2010 Reflux interne et Allergie
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Mise à jour le Jeudi, 30 Juin 2011 11:58 |