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| Intolérance aux protéines de lait de vache (IPLV) | Array Imprimer Array | Envoyer |
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Définition On nomme parfois l’intolérance aux protéines du lait de vache, "allergie aux protéines de lait de vache (APLV) à manifestations retardées". L’IPLV regroupe un ensemble de manifestations indésirables induites par le lait de vache, mais sans faire intervenir d’anticorps IgE. Elle implique probablement des mécanismes d’hypersensibilités retardées de type IV et peut-être aussi de type III. Ce qui la caractérise est le délai plus long (1 à 3 jours) d’apparition des symptômes. L’intolérance aux protéines du lait de vache est très fréquente chez le nourrisson en bas âge, entre 1 semaine à 2 mois de vie. L'IPLV est transitoire, c’est à dire qu’elle disparaît souvent vers l’âge de 3 ans. Des formes d’IPLV peuvent se développer secondairement à des gastroentérites infectieuses, y compris virales, d'évolution défavorable.
L’intolérance aux protéines de lait de vache présente une grande variété de symptômes et de délais d’apparition plus ou moins longs (1 à 3 jours, voire plus), ce qui la rend particulièrement difficile à diagnostiquer. Les manifestations les plus fréquentes d’IPLV comprennent des symptômes : En fait, ces différents types de symptômes peuvent coexister ou se succéder chez le même enfant. En cessant de consommer du lait de vache, tout régresse lentement sur plusieurs mois, voire plusieurs années.
Les réactions croisées avec le lait de vache mettent en cause le lait de chèvre et de brebis, la viande de bœuf et de veau. L'intolérance au lait de vache s’accompagne très souvent d’une allergie au soja [url=../upload/242e8bb5e032cf6684b458689d02a460.pdf#page=43]. Le seuil de tolérance étant très différent d'un individu à l'autre, il est parfois utile de faire une exclusion stricte des allergènes croisés pour constater une totale amélioration de santé.
Pour l'intolérance au lait de vache le diagnostic repose sur l’existence de symptômes et sur un test d’élimination-réintroduction, c’est à dire amélioration de santé constatée sous exclusion et rechute à la réintroduction du lait de vache. Il existe un patch-test d'intolérance aux protéines de lait de vache, qui se vend en pharmacie, et qui permet de tester la sensibilité de l'enfant au lait de vache. Ce test est préconisé pour les enfants consommant quotidiennement du lait de vache et présentant des troubles digestifs chroniques. Il n'est pas prévu en cas d’allergie aiguë au lait de vache (APLV avec urticaire, oedème de Quincke, malaise, eczéma généralisé…). D’autres tests peuvent être pratiqués comme une coloscopie à la recherche d’une atrophie des villosités intestinales, une fibroscopie ou une PH-métrie en cas de reflux en particulier à la recherche d’une oesophagite à éosinophiles, un test de perméabilité intestinale (TPI) ou encore dosage sanguin des IgE, IgG, IgA et IgM spécifiques.
Le traitement de fond est le régime d'exclusion du lait de vache, pour l'enfant comme pour la mère qui allaite. Mise à part la suppression des protéines de lait de vache et de soja, la plupart des auteurs recommandent la suppression momentanée d’autres aliments potentiellement allergisants, tels que les oeufs et ses dérivés, poisson, cacahuètes… Dans des cas d’IPLV très sévères, il y a lieu de considérer la nécessité de supprimer également le gluten et le lactose. Ces mesures diététiques sont à poursuivre jusqu’à l’obtention d’un état de tolérance, sans plus aucune réaction, qui s’installe généralement entre 1 an et 6 ans. L'exclusion est souvent maintenue jusqu'au moins les 12 à 18 mois du bébé, avec ensuite une réintroduction très progressive du lait de vache en milieu hospitalier.
Il faut éliminer de l'alimentation tout aliment contenant du lait de vache et en cas d’allergie croisée, les laits de chèvre, de brebis, le soja et parfois les viandes de bœuf et veau. Les protéines de lait de vache (PLV) sont de plus en plus fréquemment utilisées en tant qu'ingrédient alimentaire dans denrées commercialisées (plats prêts à l’emploi, additifs…). Même le lactose fabriqué à partir du lait de vache, couramment utilisé dans les produits industriels et les médicaments (cachet, gélule, homéopathie…), pourrait contenir des traces de PLV et ainsi provoquer des réactions indésirables chez les bébés particulièrement sensibles. Il est important de bien lire les étiquettes de tout ce que vous consommez. Depuis 2005, un décret européen rend obligatoire de mentionner sur la liste des ingrédients la présence volontaire de lait de vache dans les denrées alimentaires qui en contiennent. Les PLV sont thermostables, c’est-à-dire que la cuisson ne dénature pas leur caractère allergisant. Lait de vache : aliments permis/aliments interdits
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Témoignages
© 2010 Reflux interne et Allergie |
| Mise à jour le Jeudi, 02 Février 2012 12:15 |